Le parc, le parc, le parc…on y est !
La nuit a été difficile : il a beaucoup plu avec beaucoup de vent
et beaucoup de gratte, gratte ;-).
Au lever, je suis couverte de boutons. Pas mieux pour Laurent ! Certes, notre bienfaiteur nous a présenté sa famille, son environnement
et tant quà faire les copines quil héberge ??!! M. est partageur
Pfffffffffff, on avait tout juste réussi à se débarrasser des précédentes. On a vraiment la côte avec les puces ;-). Mais je crois que cest surtout Laurent qui les attire, souvenez-vous, au Népal ??!!
Après avoir avalé un vary chouchou à la française, je dirais même à la bretonne, avec du caramel au beurre salé (ingrédient indispensable pour tout bon Breton, jen ai toujours dans mon sac ;-), on quitte nos hôtes dun soir.


On poursuit le même chemin que la veille à travers les collines ocres sous un ciel bas et menaçant. Jai juste le temps de prendre une ou deux photos quune pluie fine se met à tomber.
Le sentier en terre battue est très glissant, et de moins en moins praticable. A tel point que lors des montées et descentes, il faut y aller prudemment, s’aider de ses bâtons, sagripper aux branches pour ne pas partir trop vite en arrière voire utiliser ses 4 membres ;-). Et pourtant, des gamelles, il y en aura
La pluie devenue soutenue ne me motive pas à avancer. Je suis trempée. Mais au fond de moi, je le sais, je nai quune seule envie : continuer cette balade au milieu de ces paysages magnifiques
et avec cette équipe (y compris Laurent), ces porteurs toujours en train de rire, toujours de bonne humeur
Leur enthousiasme maura permis, malgré une météo parfois capricieuse ou tout autre imprévu, dapprécier toutes les conditions de trek et de toujours y prendre beaucoup de plaisir. Un grand merci à eux, je ne vous oublierai jamais ;-).


Ce matin encore, nous traversons de nombreux villages, les villageois nous saluent tout au long du chemin ou nous tendent le bras dans la direction à suivre
Ben oui, aujourdhui, on demandera souvent notre chemin : les sentiers vont s’entrecroiser et il ne sera pas facile de s’y retrouver.
Après 3 heures de marche sous la pluie, le ciel commence à se dégager, des trouées de ciel bleu font leur apparition, et surtout un timide soleil pointe le bout de son nez pour éclairer la magnifique vallée. Toutes les difficultés de la matinée sont oubliées.
On arrive à Imash, entrée du parc national dAndringitra. Quelques démarches à effectuer : sinscrire, sacquitter des droits dentrée dans le parc
et embaucher provisoirement un porteur du parc, car lun des nôtres est blessé au pied et nous abandonne. Le parc nous impose un guide, Sylvain.
A peine, ai-je fini de grignoter quelques cacahuètes que nous voilà repartis
Tous derrière » Dora lexploratrice «
direction le camp de base du Pic Boby.
Un large chemin jusquà la pause de midi sur une aire de pique-nique. Tout y est : les paillotes, de lherbe, un petit plan deau, une bâtisse. Pour moi, ce sera un coca-cola frais et un flanc coco, sil vous plait ! Que dal, oui ??!!


Le repas de midi est vite englouti (il est 13h), car laprès-midi sannonce longue
on nous a parlé de 4h voire 6h de marche pour atteindre le camp de base. De plus, les nuages deviennent de plus en plus menaçants. Je sens quon va encore prendre une rincée dici ce soir.
On grimpe par un sentier très bien tracé, même trop propre (noublions pas que nous sommes dans un parc !!), quelques tronçons avec des marches descalier.
Des bornes tous les 50m nous indiquent la distance parcourue
cruel ! A part cela, aucune difficulté à signaler, et le moral est au top !
En cours de route, un point de vue, une petite séance photo sur deux cascades (lune Femelle, lautre Mâle ! Bien entendu, je vous ferai grâce des explications
), avant dentamer des escaliers qui nen finissent pas

M
et voilà, une invitée surprise : la pluie
Il pleuvine et c’est presque le brouillard, mais en fait, on est dans les nuages
2050m daltitude ;-).
Entre deux trouées dans la brume, le paysage autour de nous est incroyable. Un paysage lunaire. Des rochers et de lherbe rase. Avec ici et là, des ruisseaux à traverser. Superbe ! Une barre rocheuse nous fait face (le Pic Boby nest pas visible, car il se trouve derrière celle-ci).
Le camp de base est juste au pied de la barre rocheuse : deux abris pour la cuisine et plusieurs petites paillotes pour y monter les tentes à labri des intempéries.


On installe nos tentes. Nous campons dans un décor de rêve.
Le soleil fait son apparition, le ciel devient de plus en plus bleu, mais le froid se fait plus intense. Le coucher de soleil embrase la barre rocheuse, alors autant en profiter pour faire quelques photos 😉
Au menu de ce soir, la récompense de cette éprouvante journée (près de 8 heures de marche tout de même) : une soupe chinoise, de la purée et du délice de jambon Tulip. Cest un véritable festin 😉 Sauf quon est toujours privé de dessert
On tarde à aller se coucher, car il fait froid dehors (on est tout de même à 2050m daltitude). Par contre, il fait bon près du feu.


Fin du jour 22…
Martine
