Le parc, le parc, le parc…on y est !
La journée qui a failli être la » journée de merde » !
Pour ce qui est de mon pressentiment pour les puces
eh bien, javais raison. Il va falloir encore partager notre peau avec ces petites bêtes affamées.
Je redécouvre la joie incomparable du trekkeur qui enfile ses chaussettes humides dans des chaussures trempées pour partir le matin. Un plaisir sain, qui est réservé aux plus fanatiques ;-).
Le temps est très moyen au démarrage. La lumière est difficile mais il y a moyen de faire quelques images intéressantes (à vérifier ;-). Puis tout se gâte, la pluie débarque, la goretex est de sortie, les chemins se font glissants. Tout le monde se retrouve de temps à autre à quatre pattes. Les montées et descentes sont nombreuses et il ny a toujours pas de chemin pour couper vers le sud. Nous allons avoir bientôt fait le tour du parc sans rien trouver.
Marcher la tête basse en pestant, et avancer !!!

Lentrée du parc se dessine et je comprends que jai rejoint laccès traditionnel. Il faut donc se rendre à lévidence, une alternative par le côté sud-est est à proscrire. Les années aidant, les sentiers alternatifs ont disparu
Ce long détour par Ampasy pour rien
Non, car finalement, la forêt primaire ainsi que la prairie dhier ont été très intéressantes. Je ne regrette pas un instant cette découverte, qui pour moi restera comme une journée extraordinaire.
Lentrée du parc et déjà 3h00 de marche. Les discussions reprennent et je dois remplir de la paperasse, reprendre un nouveau guide plus un porteur, choisir litinéraire et régler. Je demande le temps pour rejoindre le camp de base du Pic Boby, il faut 6h00
Cela va être difficile, on va être cuit avec la journée dhier. A première vue, nous allons devoir faire un aller-retour de 28 km, et vu le nombre de jours que nous avons
Je naime pas bien ça.
Allez, cest reparti avec un guide en gabardine et un sac à dos Dora lexploratrice sur le dos
mais avec le soleil.



Le sentier est très très large, rien à voir avec les autres jours, 1m50 minimum, le grand luxe. Il monte raide et les marches descalier sont hautes et nombreuses. La forêt primaire comme nous la connaissons a disparu, avec laltitude elle a été remplacée par de la bruyère arborescente. La pluie nous a rejoint en arrivant vers 2000m, sur le plateau, il faut avancer, tant pis. Mais le soleil na pas dit son dernier mot, les trouées dans les nuages laissent apparaître un grand cirque de montagnes, le camp est au pied de celles-ci.
Tout devient grandiose et cette journée prend alors une autre tournure. Les nuages et le soleil couchant jouent avec le relief, il ne reste plus quà en profiter



Petite précision : un gros malin (à remplacer par tout autre terme péjoratif, selon convenance) a cru bon de placer des pierres plates sur lesquelles est inscrite la distance parcourue. Vous me direz, oui et alors ? Eh bien cest tous les 50m, oui tous les 50m. Alors lorsque vous êtes partis pour 14km, cest à rendre fou toutes ces bornes. Pas moins de 280 Je ne peux même pas les prendre en photos, tellement elles me sortent par le yeux !!!

Fin du jour 22… Jour 23
Laurent
