Ananas, chamallows, cake, bananes, bonbon anglais…tout est dit !
La nuit a été courte
proximité oblige ! Et puis, ça vit toute la nuit !
Dès laube, le rythme sourd des pilons résonne dans les collines brumeuses. Cest le cur des villageois qui bat. Les coqs chantent, les vieux toussent, les enfants pleurent, les femmes crient et les hommes glandent, non je déconne
le village séveille doucement, cest le pays du mora-mora (doucement, doucement) ;-).
La vie en campagne est rude, le temps consacré aux cultures et à la bassecour rythme le quotidien. On se lève avec le soleil et on dîne au crépuscule.
A table ! Thé et cake
Oui, le cake fait-maison acheté à Ikongo et que le chef cachait dans son sac. Et surtout pas dans le mien, car il sait quil y a une petite souris ;-).
Ce nest pas toujours facile de quitter ces gens qui nous ouvrent leurs bras avec tant de gentillesse. Mais il le faut bien


On reprend la piste dhier, mais sous un ciel nuageux jusquau gros village de Morteza où on fait quelques provisions (riz, huile, porc, brèdes et bananes). Avec Laurent, on sachète des galettes de riz, des bananes et of course, 1.5l de bonbon anglais. YES !!!!
Morteza ou la fin de la piste pour un chemin bien tracé qui longe toujours la rivière.
La matinée est plus courte que dhabitude, pour cause de riz à cuire (le village de la veille avait une réserve limitée en bois et en eau). Arrêt donc vers 11h, au bord du chemin près de la rivière. Oups, on est repéré de lautre côté de la rive
On entend des enfants crier » vazaha, vazaha « . Si quelquun nest pas au courant aux alentours que deux vazahas sont dans le coin, cest quil est vraiment sourd.

Le repas de midi (arrosé du fameux bonbon anglais frais dont je suis si friande 😉 est vite avalé, car une pluie fine tombe
direction le fond de la vallée. Le sentier en terre battue est glissant, mais il est pour encore praticable pour la marcheuse que je suis. La route est très fréquentée. Des rencontres insolites
Comme cette femme portant un énorme jacque sur la tête !


La pluie sintensifie, mais fort heureusement, on sapproche dun village où lon peut se mettre à labri de la pluie sous de petites paillotes parmi les chiens et les cochons.
La pluie nen finit pas de tomber, un peu moins drue, certes
mais il faut repartir, on nest pas encore arrivé au village de cette nuit.
Il pleut et en plus, il nous faut traverser des rivières ou ruisseaux, les pieds dans leau
je ne suis plus à ça près.
La pluie cesse enfin. La grisaille est encore présente, mais quelques trouées se dessinent laissant apparaître un ciel bleu.
Larrivée au village de ce soir se fait sous les regards médusés des villageois. Les enfants se bousculent autour de nous. Des vazahas, ici ???!!! Ce qui est sûr, c’est que tous les vazahas y sont les bienvenus : en témoignent les sourires qui se dessinent sur tous les visages des habitants de ce petit coin de paradis.
Privés de dessert depuis plusieurs jours, on se jette sur les étals de bananes, pour le plus grand bonheur dune villageoise (en deux secondes, elle a vendu toute sa production !). Vous ne pouvez pas comprendre
En temps normal, on en mangeait 4 à 5 par jour alors lorsquon passe à rien
Surtout quil y a une variété que je ne connais point. A la peau légèrement rouge. Elles sont excellentes. Plus ferme, un peu acidulée et on constatera par la suite quelles se conservent mieux que les classiques.


Une journée pluvieuse s’achève… A mon avis, la nuit sera aussi arrosée, le ciel restant menaçant. Mais on sen fout, ce soir, on sera à labri, dans une maison en ciment !
On a besoin dun peu de douceur, on explose le paquet de chamallows en attendant le thé.
Dîner : porc sauté à lail, une merveille et en dessert, un ANANAS, acheté au village même !
Et un porc passe, un
sous nous car la maison est surélevée, sur pilotis
Cest drôle, non ? Ben oui, on mange son copain ! Bon ok, je remballe !
Fin du jour 18…
Martine
