Je suis comme beaucoup d’entre vous, je ne vis pas sans être connecté.
Parfois, j’ai l’impression d’être addict, mais je ne me sens pas complètement sous l’emprise du numérique.
Bon, vous me direz, ce sont les mots de tous drogués…même les dépendants à la connexion.
Ok, d’accord. J’ai internet, je gère un site-blog, j’ai un compte Facebook, Viméo, Youtube, Flickr, mais rien sur Twitter, Instagram… j’ai une tablette, mais j’ai un vieux (très vieux) Nokia 3310 sans connexion internet.

Eh oui, j’aime aller sur le net, trouver des informations et participer à la diffusion de contenu.
Mais je pense avoir la chance de ne pas être complètement asservi par le tout numérique. En effet, une grande partie de l’année je » trekke » (oui, je sais ce verbe n’existe pas, alors disons randonne, marche…) dans des régions sans aucune possibilité de connexion. Rien de rien, pas la moindre barre de signal sur un smartphone, pas de cybercafé (plus cyber que café d’ailleurs ;-).

Mais penchons-nous sur les chiffres dans un premier temps :
- 26 millions de Français, près de la moitié de la population, sont inscrits sur Facebook.
- 18 millions l’utilisent tous les jours.
- 17 millions s’y connectent via leur téléphone portable.
- 77% des Américains entre 18 et 24 ans et 68% des 25-34 ans seraient « nomophobes« , un néologisme issu de l’expression « no mobile phobia ». Ils seraient très anxieux à l’idée de perdre leur téléphone portable.
- 22% des Français se disent incapables de se passer de leur téléphone portable pendant plus d’une journée.
- 59% se sentent même « dépendants de leurs outils numériques » et ont des sueurs froides à l’idée de se séparer de leur portable
Je sais très bien qu’aucun lecteur de Tekenessi, ne fait partie de ces chiffres ;-). Mais entre la no-connexion, la dictature du temps réel et la » web addiction « , il est peut-être temps de tester la pause digitale.


Attention, je ne dis pas de se couper des outils et contenus liés au monde digital. Moi-même, je m’en sens incapable.
Mais le trek me permet d’être plus en phase avec le monde digital. Cette coupure me donne le moyen de beaucoup mieux le gérer.
En effet, j’ai une vraie coupure. Je suis sûr que certains vont se reconnaître. Les premiers jours je suis en manque, j’aimerais vérifier mes mails, envoyer une information, puis jour après jour j’y pense de moins en moins, puis plus du tout. Il ne me reste que le téléphone satellite pour un éventuel secours.
De retour en ville après moult jours, je n’ai pas spécialement besoin de me précipiter derrière un quelconque clavier, qu’il soit virtuel ou pas…

Le trek, long de préférence (c’est à dire plus de 15 jours ;-), permet une vraie pause vis à vis d’internet, des médias sociaux, des ordinateurs et autres modernités propices à la procrastination.
Donc le trek, c’est laisser une place à la vie, la vraie. On se socialise, en vrai je veux dire…

Bien entendu, j’ai un contre-exemple…Le trek du Langtang. Si si, tout au long de ce trek, dans chaque village il y a la possibilité d’avoir du réseau téléphone, donc une connexion internet même très lente…Au pire, il reste les SMS. Mais d’après ce que j’ai pu voir, c’est tout de même une majorité de selfies ou d’images envoyées en direct par Instagram and co…

Le trek est donc un excellent » digital detox « . Il nous octroie une déconnexion temporaire, mais bienfaitrice, dinternet pour relâcher la » e-pression « , même si l’on ne s’en rend pas vraiment compte.
Les grands espaces, les villages perdus et les rencontres avec les nomades permettent de redécouvrir les vertus du contact humain.
Je pense même sincèrement que pour les plus accros, cela peut prévenir le burn-out. A quand un remboursement par la sécurité sociale ?

Le trek permet de couper net le robinet de flux d’informations dans lequel nous nous sommes fait piéger.
Alors, quand venez-vous tester cette pause digitale, avec un bon » trek detox » à la Tekenessi ?
Laurent
