The cascade et à nouveau de l’or (mon seignor)…
La nuit a été mouvementée
De drôles de sensations sur tout le corps
Et ce matin, je suis couverte de boutons ??!! Une attaque de moustiques ? Bien sûr et tant quon y est, je trekke depuis 4 jours avec George Clooney à mes côtés??!! Non, par contre, je serais pour une attaque de puces qui a dû se passer la veille au soir pendant le dîner. Saleté de puces ! En même temps, ce nest pas comme si je ne le savais pas : Laurent mavait prévenu quil y avait souvent des puces dans les maisons. Voilà, cest fait !
Départ pour la cascade. On est quitte pour un aller-retour.


On commence par une grosse montée sous un soleil qui joue un peu à cache-cache, et on enchaîne descentes puis petites montées dans les broussailles. Puis, plus on approche de la cascade, plus la progression est délicate : végétation plus dense et il ny a plus vraiment de chemin. Heureusement que Rémi a sa machette Zafimaniry car il a fallu forcer le passage dans les épaisses broussailles et roseaux.
Arrivée à la cascade sous un soleil de plomb, avec une belle trouée de bleu dans le ciel et
un arc en ciel. Petite séance photo avant de retourner au village par le même chemin.
Une brève visite au chef du village. On prend congé après avoir fait une petite donation comme il est d’usage pour les touristes lorsque l’on visite un village.
On longe la rivière avant de la traverser pour se perdre à travers les collines.
11h, pause déjeuner au beau milieu dun pâturage de zébus
Ben oui, je sais, il est tôt, mais les porteurs doivent cuire leur riz au feu de bois (habituellement, ils le font la veille mais parfois par manque de bois, deau, ils ne peuvent pas).
En attendant que le repas soit prêt, Laurent et moi profitons dun rayon de soleil et de la rivière pour se laver
Notre premier bain depuis le début du trek !
Le temps se couvre, il est temps de partir après cette longue pause.


On traverse la rivière en sautant de pierre en pierre. Puis, on attaque doucement très doucement la grosse, très grosse montée
Bonjour les mollets et les cuisses !! Cest long et surtout rectiligne. Il faut savoir quà Madagascar, on attaque toujours une colline tout droit !
Mais une fois là-haut, la récompense ultime : un paysage extraordinaire ;-).
La nature à perte de vue, tout dabord les rizières et autres cultures, les collines des Hautes-Terres
mais aussi des pans de montagnes érodés (à cause de la déforestation) ou de la culture sur brûlis.
On suit la crête avant de descendre dans la vallée
et une pluie très fine commence à tomber. Les porteurs nous emmènent par les chemins de traverse au milieu des rizières.
Et soudain, apparaît au milieu de nulle part le village de ce soir. Seules 2/3 maisons qui appartiennent à la même famille. On est accueilli dans la plus grande maison, celle à 2 étages. On installe nos affaires dans une pièce au rez-de-chaussée.
Ce soir, hormis le fait quon dort à lintérieur, cest grand luxe : on boit le thé autour du feu. Toute la famille est réunie dans cette annexe à la maison. Pendant quune trie le riz, lautre tresse des nattes, un autre donne à manger au bébé
et les 2 vazahas sèchent leurs chaussettes (on en profite, ce ne sera pas comme cela tous les jours). Les échanges se limitent à des sourires, mais lhospitalité ne demande rien de plus. Et même les poules, les canards et le coq sont de la partie : ils entrent et sortent, leur » dortoir » se trouve à lintérieur juste à côté de la porte et du feu
Puis, chacun vaque à ses occupations en attendant le dîner.


Laurent écrit son jour/jour en charmante compagnie
un sac à puces
qui ronronne de plaisir !
Encore une belle journée qui sachève
Comme tous les soirs, je note sur mon carnet trois points positifs de la journée. Aujourdhui, on peut y lire : les couleurs de larc en ciel illuminant la cascade; le thé, en famille, autour du feu de bois (demain, jaurai des chaussettes sèches, YES !!!) et le chat ronronnant de plaisir.
Ce sont les ptits rien de la vie qui au final me permettent de dire quune journée a été agréable.
Fin du jour 4…
Martine
