Un retour assez particulier sur lextrême ouest du Népal : portraits du Far West.
Comme vous avez pu le lire précédemment, je n’ai pas exactement pu suivre litinéraire que je métais fixé. Cela arrive de temps à autre, il faut faire avec les aléas climatiques. La dernière fois cétait au Ladakh, il y a déjà 10 ans, pour rejoindre le col du Wakha la où la neige en abondance en empêchait la traversée…

J’ai donc délaissé un terrain isolé au cur d’un massif peu exploré pour me rabattre sur un itinéraire plus orienté vers humain. La déception a laissé place (il m’a bien fallu 4 jours pour l’accepter 😉 à l’amertume, puis à la résignation pour finalement me rendre compte que jévoluais dans un monde fait de rencontres et d’échanges.
J’ai fini par complètement oublier la neige, la roche et les glaciers pour me concentrer sur les villages et leurs habitants.

Lethnie Chhetri (inclus dans le groupe Pahari) rencontrée majoritairement, métait relativement inconnue. J’avais bien entendu croisé de nombreuses fois ces femmes et ces hommes, mais j’avais surtout passé beaucoup plus de temps au cur des Bothia (ethnies d’origine tibétaine).

Ce fût donc pour moi une découverte d’un autre Népal, tout aussi intéressant.

Une région plus facile daccès ?
Le gouvernement du Népal a mis en place une politique de développement, où chaque district doit à brève échéance se retrouver désenclaver.
Il est tout à fait normal, à linstar des Alpes (françaises, suisses, Italiennes…) que les villages puissent sortir de leur isolement. Mais dans un premier temps, eu égard aux richesses du pays et ses moyens techniques, tous les villages ne seront pas reliés par une piste. Il est à prévoir qu’une majorité ne le sera jamais…
Mais cette ouverture de pistes a deux visages :
- Les pistes qui viennent du Népal
- Les pistes qui arrivent du Tibet, et par là même de Chine
Dans le second cas de figure, certaines pistes arrivent du Tibet sans jamais être reliées à linfrastructure routière du Népal. Il s’agit donc plus d’une rapide pénétration des denrées et biens manufacturés » made in China « , plus que d’une volonté de développement. Ces villages perdus sauront-ils se préserver des affres de cette modernité de pacotilles…
En attendant, j’en ai donc profité pour rendre visite au plus grand nombre de villages présents sur cet itinéraire, quitte à faire de nombreux détours pour passer du temps avec ces populations.



J’ai donc pu discuter avec eux (lorsque mon niveau de népalais était suffisant ;-), partager leur repas et dormir sur le toit de leur maison. De nombreuses fois, j’ai été invité à dormir à lintérieur, mais avec une météo clémente, j’ai préféré garder mon autonomie sous un ciel étoilé plutôt que de me retrouver à 5 dans une petite pièce enfumée.
Et vous, qu’auriez-vous choisi ?

Même si j’ai rencontré majoritairement des personnes à l’accueil spontané, d’une grande générosité et très intéressées par la découverte de l’autre, il y a eu aussi quelques moments un peu moins sympathiques.
Il ne sert à rien de vous livrer uniquement que le bon côté des choses. Les rares moments plus compliqués sont toujours le résultat d’une légère confrontation avec de jeunes garçons, qui pour une raison que j’ignore, ont décidé de me mener la vie dure…en bande, c’est encore mieux.
Les jeunes femmes (et jeunes filles) sont tellement accaparées par tout le travail à effectuer pour aider leur mère, qu’elles n’ont pas vraiment de temps pour autre chose.

Les garçons, laissez s’il vous plait votre testostérone de côté et venez tranquillement à la découverte de l’autre…

Par ce court retour à chaud, je voulais remercier toutes les personnes que j’ai pu rencontrer, qui m’ont invité, se sont laissées photographier ou qui sont venues d’elles-mêmes me le demander.
J’ai donc hâte de retourner dans cette région, pour pouvoir rapporter ces images aux habitants de ces villages du bout du monde.

La galerie qui leur est consacrée est ICI.



