Une arrivée mémorable…
Hier encore, les bouchers ont profité des festivités pour proposer de la viande, ce fut donc cochon aux poireaux et riz, pour le repas du soir. Un pur délice.
Le ciel se charge doucement de nuages qui finiront par tout recouvrir et se transformeront en petit cumulus. Une petite échoppe nous attend au milieu de nulle part, mais les bananes sont belles, alors autant en profiter. A raison de 4/5 par jour, jen fais une bonne consommation. Un régime en contient entre 60 et 100 bananes, je vais y arriver avant la fin du trek.
Un homme âgé mintéresse sur le sentier, jen profite pour le photographier et discuter avec lui. Cest le roi du village dhier soir. Coïncidence ?



Les premiers pains de sucre annonciateurs des montagnes que nous allons retrouver dici quelques jours se présentent à nous après un col. Elles resteront encore à notre droite, pour linstant plein sud.
Les montées se font plus raides et les descentes nont rien à leur envier. La vallée souvre et les rizières ont colonisé toute la surface possible. Certaines parcelles sont en cours de récolte. Pourquoi ce retard ? Manque de temps, manque de bras
alors que les autres parcelles sont prêtes à être remises en eau. Étonnant décalage.

Une erreur de sentier nous fait obliquer dans la mauvaise direction, la correction est rapidement faite, et cest reparti.
Triste midi, je viens dentamer mon dernier pamplemousse.
Le sentier sélargit, le prochain bourg ne doit pas être si loin. Le village qui me semblait si imposant nest au final quun carrefour de pistes et ne vit que le jour du marché, le dimanche. Seuls les bouchers sont encore là pour écouler leur surplus.
Un tombeau isolé, monumental dans une pente de verdure, est là posé au milieu de nulle part. Il est encore plus gros que les maisons environnantes. Faut-il vraiment marquer son passage sur terre par un monument édifié pour que personne noublie qui nous étions? A suivre.


Nous suivons une piste dans les bambous qui se termine dun seul coup au bord de la rivière, plus de piste en face. A nouveau lancien bac nest plus opérationnel, une partie est sous leau, le reste gît, inerte, en haut dun talus. Le bac a vécu, fin de lhistoire

Ne restent plus que les pirogues, comme toujours, pour rejoindre le village de ce soir.
Cet après-midi, pas grand-chose à photographier, cest comme cela. Alors lorsque léclairage devient parfait sur une fleur de bananier où se balade une dizaine de geckos verts, cest leffervescence


Aujourdhui, il nest pas si simple de trouver un logement. Un homme en chapeau et lunettes à une branche essaye de mexpliquer quelque chose, je ne comprends rien. Au final, je découvre que cest ladjoint au maire. Il nous emmène dans son bureau pour nous expliquer quil va soccuper de nous. Dans un sens, je ne préférerais pas, mais cest trop tard. Sur des chaises qui narrivent pas à combler le vide de la pièce, la discussion repart de plus belle. Je ne comprends toujours rien
Mais au final, ce sera dans cette pièce que nous allons passer la nuit, pourquoi pas ?
A peine installés, déménagement, nous devons coucher chez le maire. Nous montons en gamme. Cen est fini de la nuit sous la photo du président fraîchement élu. Il a un nom pour gagner au scrabble, avec 19 lettres (Hery Rajaonarimampianina), impossible à retenir pour moi
Ce sera donc dans une petite maison indépendante de celle du maire que nous serons installés. Plutôt sympathique, même sil a fallu écouter à nouveau un long discours incompréhensible.
Cest parti pour la visite du village, à la recherche dune borne deau. Mais rien ne coule, elles fonctionnent à partir de 16h00, cela tombe bien il est 17h15. Ce nest pas bien grave, nuit collante en perspective, mais dans la maison du maire.


Fin du jour 15… Jour 16
Laurent

Bonus :






