Des rizières à perte de vue…
Cette nuit, jai super bien dormi et même si mon état sest amélioré, je sens que mon estomac reste très fragile et je décide dy aller doucement aujourdhui encore !
Après un petit déjeuner en compagnie de linstituteur (et dernière lichette de beurre demi-sel, snif !!), on quitte nos hôtes dun soir sous un crachin digne de ma Bretagne natale ;-). Il nous faut maintenant récupérer le chemin dhier
Telles des créatures sorties de nulle part, on se déplace prudemment (il a plu beaucoup cette nuit) de talus en talus de rizières. La vallée sélargit doucement pour souvrir complètement sur de grandes plaines.
Une randonnée de cinq heures (oui, comme vous avez pu le noter, on démarre le matin à 7h30 précises pour sarrêter autour de 12h30 pour une pause déjeuner largement méritée) pour découvrir la vie locale et les activités des autochtones.


Sur le chemin :
- un petit marché local. Le long de la « rue principale », quelques étals faits de planches où se vendent pêle-mêle légumes, huile, rhum et galettes de riz, cuites dans de petites cocottes. Arrêt obligatoire (pour les galettes, bien entendu !!!).
- des fabricants de briques de terre
- des forgerons qui réparent à coups de marteau des bêches ou autres ustensiles agricoles et ménagers.
Latelier regroupe trois artisans sous une même paillote constituée d’un simple toit qui abrite du soleil et de la pluie. Les femmes activent le grand soufflet à 2 cylindres qui produisent un courant dair vers le brasier de charbon où est enfoui le fer qui est ramolli et aussitôt forgé. Ce travail est particulièrement spectaculaire. Notre curiosité est de voir ces forgerons travailler alors que la leur, cest nous, les vazahas !!!!
Alors que le choc des marteaux résonne toujours dans ma tête, je remarque un groupe de villageois qui pêchent dans les rizières. Mince alors, je ne savais pas quil y avait des poissons dans les rizières ??!!
On sapproche et effectivement, des hommes comme des femmes essayent de rabattre les poissons dans leur filet. Et ma foi, la pêche est plutôt bonne. Certes, les poissons sont petits, mais il y en a tout de même quelques-uns de bonne taille. Après quelques échanges, beaucoup de rires, nous voilà repartis avec notre filet de poisson pour le repas de ce soir



Encore une magnifique journée dans ces immenses plaines rizicoles.
Dernière montée de la journée, un peu de piste avant darriver au village de ce soir, où nous attend un magnifique point de vue sur cette vallée très ouverte et les collines environnantes. Je profite des belles trouées de soleil de cette fin de journée pour prendre des photos.

Des silhouettes de travailleurs se dessinent au milieu dun patchwork de rizières. Penchés sur leur terre quils retournent à la bêche. Les villageois vivent au rythme des cultures et en particulier du riz qui joue un rôle primordial dans la vie malgache : il est l’aliment de base de la population.
Même si nous ne sommes pas à la meilleure période pour les paysages rizicoles, moi, je suis émerveillée par ce que je vois : le vert tendre des pépinières et le ciel qui se reflète dans les rizières gorgées deau.
Il nest pas rare de voir des canards et des zébus dans les rizières. En effet, ils mangent les mauvaises herbes et rejettent leurs excréments qui fertilisent les rizières. De plus, par leur piétinement, les zébus permettent daplanir le sol des rizières.
Le paysage et lambiance sont superbes et je suis heureuse dêtre là, tout simplement !




Allez, je retourne à la maison une pièce au rez-de-chaussée chez lhabitant. Cool !
Fin du jour 11…
Martine
