Des rizières à perte de vue…
Ce matin départ dans un brumisateur géant, nous sommes littéralement dans la brume. Le soleil essaye bien de gagner la partie, mais rien nest sûr. Cette bataille nous glorifie dun arc-en-ciel géant, très plat. Lhumidité accentue lodeur des orangers, un vrai bonheur olfactif en ce début de journée.

Premier arrêt après 45 minutes à Asiranana (le passage), petit marché du mardi où se réunissent Tanales et Betsiléos. Lieu déchanges tabac pour les Betsiléos et rhum pour les Tanales il est aussi un lieu de restauration. Un café, une galette de riz chaude juste sortie de la marmite miniature en fonte daluminium. Un délice, mais pour le rhum, cest un peu tôt



Comme hier, litinéraire sétire entre rizières et collines. Un groupe dhommes fait cuire quelques briques, chacun les fabriquant selon son besoin. Largile se trouve à 1m sous la terre de la rizière. Il ne reste plus quà creuser, lextraire remettre la bonne terre la mouler et la faire cuire

Dans une petite côte, un martèlement attire notre attention. Sept forgerons et leurs » souffleurs » mettent en forme les pelles spécifiques de Madagascar. Ce métal est acheté au marché (lames de ressort), puis sera revendu sous la forme de pelle dans un autre marché. Comme tout forgeron, il faut être puissant et précis, pour pouvoir métamorphoser ce métal porté à rouge.



Une nouvelle montée, javais failli les oublier, nous permet daccéder à une pinède. Les bûcherons on déjà taillé puis débité les pins en planche. Elles restent là à sécher en attendant leur transport.
Une rizière plus loin voit saffairer une dizaine de personnes. Les femmes pêchent les pirnas avec un panier spécifique. Les hommes cherchent dans la rizière de plus gros poissons, remplissant une grande nasse. Ce sont des tilapias et des fibatas (pas bien sûr davoir compris le nom
). Les alevins sont introduits dans la rizière lors de la mise en eau. On les laisse grandir jusquà leur pêche avant de retourner la terre pour le futur repiquage du riz. Jen achète une douzaine pour ce soir.




Ce midi, à nouveau un demi-pamplemousse. Personne nen veut, et les Malgaches deviennent fous à me voir autant apprécier ce fruit délicieux.

Il est temps de quitter ce lieu pour rejoindre une plaine alluviale où les rizières peuvent prendre des proportions beaucoup plus importantes. Les collines ne sont plus que des îlots au cur dun univers de rizières. Une rivière beaucoup plus large et profonde que dhabitude nous oblige à utiliser la pirogue. Le village de ce soir se détache à lhorizon. Il ne reste plus quà grimper au sommet de la colline pour trouver notre hébergement chez Gaston et Yvonne. Accueil chaleureux qui nous permettra de dormir en dur pour ce soir. Le panorama depuis lécole nous offre une vue plongeante sur les cultures. En attendant,les poissons cuisent, le repas est prêt et jai pu récupérer deux nouveaux pamplemousses, de quoi rendre encore plus incrédules mes amis malgaches

Fin du jour 11… Jour 12
Laurent

Bonus :







