Comme si effectuer le Baltoro ski Tour au Pakistan n’était pas suffisant…
J’y suis allé en Télémark…
Mais pourquoi, au final ?
Cela fait déjà pas mal d’années que j’ai rangé mes skis pour les troquer contre des Télémarks.
Pour ceux qui ne connaissant pas, c’est comme le ski, mais avec le talon libre.
Pas possible, si si, il suffit de chercher sur internet.
Donc, c’est parti, il ne reste plus qu’à glisser, c’est tout de même le but final, non ?
Bien sûr, il est toujours possible de visiter cet extraordinaire glacier quest le Baltoro à pied durant la période des expéditions, de Juin à Novembre.
Mais c’est un peu plus fastidieux. Beaucoup de moraines, ça monte, ça descend et il y a de grands détours à faire à cause des bédières en eau.
Avec les skis, les montées sont toujours là, mais lors des descentes, il suffit de se laisser glisser.
Donc, l’un dans l’autre, pour moi c’est ski, donc Télémark.


Lors des rares phases de glisse sans la pulka, nous avons pu skier ou télémarker un peu.
Nous navions pas prévu de grandes pentes vierges à exploiter. Le but principal était de reconnaitre de nouveaux glaciers pour envisager un parcours plus complexe à la prochaine visite.
C’est chose faite.

De belles courbes, oui, mais avec quels skis ?
Bien entendu, j’ai tout de même pu réaliser quelques virages en Télémark, le talon libéré ;-).
La neige n’a pas toujours été exceptionnelle, mais tout de même exploitable.
Sur le glacier de Savoie, elle avait tout juste ramolli, une pure merveille.
Mais à la descente, manque de chance, l’ombre nous a rejoint…nous sommes passés du côté obscur, terminé la belle neige, retour de ‘infâme croûte. Peu importe, tant qu’il y a l’ivresse…


Pour ma part, j’ai opté pour des ZAG. Une marque chamoniarde qui s’est spécialisée dans la rando et la freerando. Kezako ?
La randonnée à skis, vous connaissez, la freerando, c’est la même chose, mais en différent.
Vous continuez à monter en ski et peaux de phoque, mais vous privilégiez la descente en grosse neige, avec des skis plus larges.
Deux options, les UBAC ou les ADRET XL, soit les deux faces de la pente ;-)…
J’ai opté pour les ADRET XL, il fallait privilégier le poids tout en ayant un patin assez large, ici de 88mm (côtes complètes : 124,5 / 88 / 111,5 en 1,82m), pour 1,21kg.
Bon compromis qui a permis d’être relativement léger à la montée, tout en gardant la possibilité de vraiment skier à la descente. Je ne suis pas un fanatique de la montée ultra rapide et d’être dans l’impossibilité de skier en lâchant les chevaux à la descente (ici les chamois ;-).
Donc les ADRET XL restent rigides malgré leur faible poids, gros avantage. Laccroche en neige dure est bonne, c’est souvent la technique du Télémark qui nous fait passer sous la croûte, en plus du poids du télémarkeur, bien entendu…


Défauts ?
Sur les skis, pas vraiment.
Les fixations ? Non plus, je suis à l’ancienne, avec des câbles, j’ai opté depuis quelques années pour les O1 Télémark de Blackdiamond. Une fixation débrayable et légère.
Les chaussures ? Oui…
J’apprécie vraiment mes Scarpa T1, mais à la montée elles pèsent tout de même plus de 2kg la chaussure…alors à plus de 5000m, ça commence à compter.
Peu importe, ce fut un immense plaisir de tirer ma pulka et de pouvoir faire quelques virages pour le plaisir et la beauté du geste.
Et puis, le faire sous la montagne des montagnes, le K2…l’ultime récompense.

Mais les skis, ça sert aussi à ça :

Bonne glisse, et un grand merci à Pierre et François pour leur aide.
Sans eux, point d’images;-)…
Sinon, elles sont toutes LÀ…
Laurent


