Je vous avais déjà présenté une exposition au musée des Confluences des Lyon : A la conquête du pôle Sud.
Le musée des Confluences nous replonge dans la glace avec sa nouvelle exposition : Antarctica.

En 2015, dix ans après La Marche de lempereur, le réalisateur Luc Jacquet, accompagné des photographes Vincent Munier et Laurent Ballesta, conduit une expédition unique au monde. La rencontre entre les équipes de lexpédition et le musée donne lieu à une exposition sensible et inédite, véritable ode à la biodiversité polaire et à sa protection.


Une exposition c’est bien, mais le musée a voulu une exposition immersive, Luc Jacquet la décrit lui-même :
» Lidée consistait à multiplier les regards pour raconter et » faire ressentir « . Amener le spectateur à comprendre cet écosystème complexe, multifacette, à travers deux points de vue très différents : un point de vue aérien et un point de vue sous-marin, produits simultanément.
Nous avons fait des choix très radicaux et je remercie en ce sens Hélène Lafont-Couturier de nous avoir donné carte blanche , pour arriver à faire passer de la science sur un mode que je crois prometteur.
Tout commence à lentrée de lexposition où nous avons voulu montrer aux visiteurs une réplique ou plutôt une interprétation de ce sas où lon se préparait le matin : cest vraiment le lieu dans lequel tout notre matériel était entreposé. Tous les éléments qui sont présentés ici sont partis avec nous en expédition, les caissons, les combinaisons, etc.
Une fois à lintérieur, cest aussi une façon de revisiter le modèle du muséum dhistoire naturelle avec ces trois Black-boxes, ces boîtes avec des trous qui sont en quelque sorte la métaphore des masques de plongée. Je vous invite à mettre la tête dans un des orifices. Tout lunivers sonore immersif a été conçu pour être vu et reçu avec la tête plongée dans ce dispositif. Vous entendrez par exemple une voix denfant qui dit simplement le nom dun animal. Pour moi, cétait la version moderne des animaux dans les bocaux avec des étiquettes peintes à la plume. Lidée, cétait vraiment den faire moins possible, je voulais que les gens aient juste la notion du nom des espèces. Plutôt que de mettre des kilomètres de texte, leur donner un minimum dinformations quils puissent retenir. Cest le même principe que nous avons appliqué toute lexposition, sur les murs pour lécrit, pour la voix off, etc. Lartifice est invisible, cest ce qui fait aussi que lon ne sent pas dintermédiaire, on est littéralement dans lexpérience. »


Une exposition remarquable à découvrir du 26 avril au 31 décembre 2016.
Si les chaleurs grimpent cet été, pourquoi ne pas aller se rafraichir au Musée des Confluences pour une immersion totale en Antarctique ?

Pour en découvrir un peu plus, le site consacré à cette expédition : le site d’Antarctica.
Bonne visite.
Laurent




