Un caméléon…un…
Ce matin, on nous a installé un pupitre délèves dehors, sur la terrasse en terre battue, face aux montagnes. Elle est pas belle la vie ?
On quitte le village par un chemin juste derrière lécole. Des enfants sont sur le toit dune maison pour nous dire au revoir.
La journée commence bien, je dirais même très bien
Au détour dun chemin, une très belle rencontre
Un caméléon, mon premier caméléon ;-).
Il est à nos pieds, il traverse lentement, très lentement le chemin. Laurent le prend dans sa main et le pose délicatement sur une fougère. Jimmortalise ce moment ! Superbe, non ? Je poursuis ma balade le sourire aux lèvres, cest la première fois de ma vie que je vois un caméléon dans son milieu naturel.


On continue la journée sur le même tempo
une journée de belles rencontres. En effet, on traverse plusieurs villages pittoresques aux maisons en bois, loccasion de rencontres chaleureuses avec les enfants
Autant vous le dire tout de suite, la nouvelle que » 2 vazahas se promènent à pied » se répand, de village en village , comme une traînée de poudre, et chacun se précipite pour venir voir la » chose » !!!!!
Comme partout à Madagascar, ils demandent tous à être pris en photo. Mais face à lobjectif, certains ne sourient plus, se raidissent, se taisent
quand dautres en redemandent, histoire peut-être de prolonger léchange.
En tous cas, ils adorent se voir sur lécran numérique ! Toujours une explosion de rires, de gentilles moqueries

Je dois avouer que ce jour-là, je nai pas pris beaucoup de plaisir à prendre des photos (et pourtant jadore ça : mes photos sont ma mémoire et aussi un moyen de partager mes voyages avec mon entourage) car je nose pas. Ben oui, je nose pas prendre en photo les gens, je me sens mal à laise mais je me soigne. Japprends (jutilise le présent, car japprends toujours ), grâce à Laurent, à établir un contact avec eux avant dappuyer sur le déclencheur (que ce soit en portant un intérêt à ce quils font, ou juste un mot dans la langue du pays ou même rien quun sourire).

Après avoir traversé la rivière, on déjeune dans la cour dune école. De là, jobserve un curieux manège : à tour de rôle, des enfants sortent pour faire pipi
La bonne excuse pour venir voir les 2 vazahas, oui !!!
Le temps se couvre, il est temps de partir. Pour récupérer le chemin, il faut traverser le village ce qui nous permet dadmirer le savoir-faire des Zafimanirys, désormais inscrit au titre de « patrimoine immatériel de lhumanité » par lUnesco.
En effet, le peuple Zafimaniry est très connu pour être de grands sculpteurs de bois. Leurs maisons en sont la preuve même, de véritables chefs-d’uvre. Les volets et les portes sont finement sculptés dans le bois, motifs qui ont pour chacun une signification particulière (certains symbolisent les liens familiaux). Ce que mexplique Rémi.


Vers 15h, on arrive à notre bivouac sous une pluie fine. Et oui, jai dit bivouac car ce soir, on dort sous tente. On monte vite fait bien fait les tentes sur le terre-plein près de lécole, à lécart du village. Le centre du village est de lautre côté, juste en face sur une autre butte. La cuisine se trouve dans une petite maison au village.
Vers 19h, on dîne tranquillement, assis sur de belles nattes tressées. Rien de particulier à signaler
En sortant, des enfants, des hommes, des femmes dansent, ils se préparent pour la fête nationale. Un bon moment.
Sans le savoir, jai pêcho ce soir
Aaaaaaaaaargh

Fin du jour 3…
Martine
