Cascade et or…
Je suis réveillée depuis des lustres, je nai pas beaucoup dormi cette nuit (pour ne pas dire du tout !) à cause du bruit, du remue-ménage à létage
bref, beaucoup de passages !
Après un bon petit déjeuner à base de mofo (pain) et de confiture aux litchis, on quitte donc Sakaivo sans aucun regret, direction les cascades. La matinée commence par une grosse grimpette. Mais, je me sens mieux quhier, je commence à trouver mon rythme.
Ensuite, on suit la vallée par un sentier bien tracé.
Une fois arrivés au bout, on bifurque à gauche et on poursuit notre chemin à travers de hautes herbes et broussaille. Il fait beau, il fait chaud malgré lheure matinale. Je transpire, je colle et pourtant il est à peine 9h, ça promet pour la suite !??!
Enfin, on entame une descente ombragée le long de la rivière. Un peu de fraîcheur, ça ne fait pas de mal 😉

Après quelques kilomètres, le sentier débouche sur un plan deau où un hôtel européen a été construit, mais aucun touriste ny a jamais séjourné. Dommage lendroit est plutôt sympa et paisible
certes, il se mérite ;-).
On laisse nos affaires sur de grandes pierres plates au bord de la rivière et Rémi sadonne à un rite malgache qui est de verser un peu de rhum dans la rivière.
Et maintenant, direction la cascade
par un chemin étroit se transformant en un pseudo-escalier qui descend et débouche sur la cascade. Séance photo avec ou sans trépied 😉
De retour à nos sacs par le même chemin sauf que dans ce sens, ça grimpe !
Une pause pour profiter de la quiétude de lendroit et aussi recharger les batteries 😉 Allez, soyons fous, on se partage un sachet de bananes séchées malgaches (une pure merveille !) et une grosse barre de cacahuètes au caramel. Hummmm
On reprend le même chemin, mais en sens inverse jusquà la bifurcation. Et cette fois-ci, on prend à droite. Descente dans la vallée, où nous attendent des rizières
Ici, les petits talus formant les parcelles rizicoles (et permettent de retenir leau) font office de chemin, il faut être vigilant afin déviter un bain de boue. Dernière montée, mais pas la moindre avant darriver au village ou du moins à lécole du village. Il fait chaud, très chaud. Je suis trempée, des gouttes de sueur perlent sur tout mon corps. Par contre, je nai plus une goutte deau dans ma gourde. Rémi se propose daller nous chercher de leau au village. En attendant, aligné dos aux murs de lécole, on profite du peu dombre.


Allez, il faut repartir, la journée nest pas encore finie, il reste encore du chemin
Direction la rivière pour déjeuner.
Des rires, des cris fusent
Sur la rive den face, des orpailleurs
On sinstalle sur une grosse pierre au bord de la rivière. Nous sommes aux premières loges pour prendre des photos
et échanger. Fous rires garantis.
Madagascar est connu pour la richesse de son sous-sol. Partout, que ce soit dans le lit des rivières ou dans les rizières, on trouve des trous béants et leurs monticules de terre
cest luvre des chercheurs dor. En effet, des familles entières creusent, creusent encore et toujours des trous (parfois impressionnants) en espérant trouver quelques grammes dor.
Chacun a son rôle : dans une ambiance joviale, les hommes creusent profondément à laide dune longue pelle tandis que les femmes saffairent dans leau boueuse à secouer et tourner la battée (plat circulaire de quelques centimètres de diamètre et de profondeur) à la recherche de la pépite dor qui changera peut-être le cours de leur vie !


Voilà, il est temps de repartir à travers rizières, et un parcours vallonné ponctué de villages isolés et de sous-bois.
Pour notre plus grand plaisir, on dégustera tout au long du chemin des fruits sauvages délicieux, à savoir des fraises et des goyaves de Chine (fruits rouges acidulés et rafraîchissants).
On arrive au village de ce soir sous les cris des enfants. Comme souvent, laccueil est chaleureux dans les villages. Escortés par une ribambelle de gamins, on se dirige vers lancienne école, située sur les hauteurs du village. On installe nos affaires et nos tentes (juste les moustiquaires) dans une des salles de classe. Celle dà côté, ce sera pour la cuisine.
Une bonne chose de faite, et hop, nous voilà partis, armés de nos appareils photo, pour un tour dhorizon du village. Cest toujours la même effervescence dehors avec les enfants. On a même droit à un chant de bienvenue « Hi yeah hi yeah ho ». Attention aux oreilles, excès de décibels 😉 Laurent filme la scène et monte le son, cest la fièvre du dimanche soir ;-).
Pour le reste du panorama, ce ne sera pas facile car les enfants nous suivent partout. On rebrousse chemin, et on réintègre nos appartements, on attendra demain pour prendre quelques photos du village sous de belles lumières

Fin du jour 2…
Martine
