Baignade, découverte et chocolat…
Départ à 7h30 après les salutations de M. le Maire and C° ;-).
Laventure reprend
On retrouve la piste, là où on l’avait laissée hier.
Le paysage magnifique, montagneux et vert, est noyé sous les bananiers, les champs de manioc, la canne à sucre, les camphriers
dans une moiteur désagréable, il fait déjà une chaleur de feu et il ny a pas la moindre ombre
Toujours des petits villages perchés sur la crête des collines. Leur traversée suscite toujours autant la curiosité et l’enthousiasme des Malgaches et surtout des enfants ! Des enfants qui samusent dun rien, qui sémerveillent de tout, loin des besoins et des envies des enfants de chez nous
et qui travaillent aux champs et pourvoient très tôt aux besoins de la famille. Dans ces zones les plus reculées, il ny a pas délectricité, deau courante, de moyens de communication
ils sont dans un grand dénuement et pourtant cela ne les empêche pas dêtre heureux…

Ils vivent en symbiose avec leur environnement et dans le repère des traditions. Ils ont su préserver lessentiel.
Voyager à Madagascar est une expérience forte. Exigeante parfois, mais dune émouvante profondeur. Déjà au bout de quelques jours de marche, jai complètement changé mon référentiel de valeurs. Tout ce qui me semble essentiel au quotidien aujourdhui (la voiture, linternet, le téléphone, la télévision
) devient très accessoire sur la route. Par contre, toutes les choses auxquelles on ne pense pas, ou du moins quon pense accessoires, deviennent essentielles sur la route. Un peu deau, dombre
On na plus que ça : marcher, se couvrir sil pleut, sil fait froid
on se retrouve soi-même.
Bref, revenons à notre chemin
En contrebas une rivière, mais surtout une piscine naturelle au cur de la nature. Aujourdhui, on a le temps, on décide de sy arrêter. En attendant quAndreas et nos porteurs préparent le déjeuner, on se baigne dans une eau transparente, mais fraîche. Cela fait du bien et surtout permet denlever la transpiration accumulée ces derniers jours ;-).
Installés sur les gros rochers, on déjeune puis on sendort bercé par le murmure de leau.
Certes, la journée est bucolique, mais elle nest pas terminée


On repart à flanc de montagne, toujours sur un chemin bien tracé, bordé dherbe grasse rase. Heureusement, cet après-midi, quelques rares portions ombragées permettent de quitter le chapeau et profiter dun léger courant d’air. Jai parlé trop vite
Une longue montée en plein soleil nous attend. Des prairies à perte de vue.
Du sommet de la dernière colline à dévaler, un joli petit village apparaît lové au fond de la vallée, composé par quelques maisons en torchis, des étals pour le marché
et une ribambelle denfants curieux qui accourent déjà à notre rencontre.
Nous montons les tentes sur un terrain herbeux, pas très loin de la rivière. Quant à léquipe, elle nest pas très loin dans une maisonnette.
Il nous reste un peu de temps pour profiter du soleil
pour faire des étirements, pour » buller « , ou pour déguster du chocolat blanc à la vanille de Madagascar !!


A 19h, on partage notre dîner avec le propriétaire de » notre cuisine » le temps dune soirée : potage, riz accompagné de brèdes, de haricots rouges et dune omelette. Le tout arrosé par leau de cuisson du riz (considéré ici comme une boisson) !

Fin du jour 16…
Martine
