Parce qu’il faut bien redescendre…
Je démarre donc la journée avec 3 pamplemousses, à la chair ferme et sucrée, jai comme limpression de partir avec une ancre, mon sac sest fortement alourdi
Le soleil na pas encore gagné la partie ce matin, mais les brumes se dissipent vite. Les arbres sur les crêtes se détachent doucement dans cette ambiance ouatée. Comme les autres jours, un arrêt aux premières échoppes, celles des 3 sources, mais hélas aujourdhui il ny a pas de café. Nous poursuivons vers la seconde, 15 minutes plus loin cest la pause café.



Un titan malgache semble sêtre amusé à pousser toutes les collines environnantes. Les grandes plaines se sont transformées en grosses dolines et les vallons senchaînent rapidement. La forêt se rapproche avec son cortège de boue argileuse.
Nous passons par le village de Saharavo qui a pour particularité davoir les oranges comme fady. Pourquoi ? Pas de réponse, cest comme cela
Au bout dune dernière rizière, nous basculons en forêt primaire, retour dans le corridor forestier. Nous retrouvons un immense dédale de tranchées impressionnantes, 50m de long sur 2,50m de profondeur. Il y est impossible de sy croiser
encore plus incroyable que dans la première partie du trek.




La forêt est la même, avec son univers de verdure. Les lianes en lasso sélancent sur les troncs élancés des arbres lancés à lassaut du soleil. Comparé à la première partie, cest le rêve, les chemins sont larges et faciles, mais glissants. Qui plus est, il ny a pas de sangsue.
Localement, il est expliqué que les sangsues se repaissent du sang des zébus et en meurent. Ce sang ne leur convient pas, elles coagulent et décèdent
lexplication vaut ce quelle vaut, au moins ce nest plus la guerre contre cette bestiole.
Un faux col sous une paroi rocheuse indique la ligne de séparation entre Betsiléos et Tanales. Le sentier nous expulse hors de la forêt, directement dans une bananeraie. Une petite maison en marque lentrée. Un petite bananeraie nous permet de faire une pause. Les bananes cultivées sont un peu différentes des autres, elles sont énormes et mesurent jusquà 30cm. On se doute qu’il n’en faut pas beaucoup pour être rassasié. D’ailleurs sont nom est » une seule suffit « …
Cest parti pour une belle descente (600m), que lon peut qualifier de non aménagée. Racines, roches, boue et pentes au programme, je nai pas limpression de descendre, mais de dégringoler – surtout ne pas perdre le contrôle ;-).

Quelques fraiboises aux haltes et les mètres perdus senchaînent. A la veille de la fête nationale, nous croisons beaucoup de monde en sens inverse. Une majorité dhommes avec leur chargement de rhum, 39 litres minimum par personne.
Jai un grand respect pour leur capacité à pouvoir remonter ce sentier abrupt avec ce poids sur la tête. Mais le commerce nattend pas !!!
Village en vue, il ne reste plus quune dernière descente pour découvrir le premier cochon sacrifié pour la fête nationale qui se prépare. Une découpe rigoureuse en 10 parts égales que chacun sempresse de ramener à la maison pour démarrer la cuisson.
Nuit chez lhabitant, en dur, au sec


Fin du jour 12… Jour 13
Laurent

Bonus :


