Au départ, il y a le trek…
Il est temps de démarrer ce nouveau voyage, ce nouveau trek. Javais déjà parcouru cette région, il y a de cela quelques années et javais trouvé le pays Zafimaniry radicalement différent du Makay ou de la région dIsalo. Beaucoup plus haut en altitude (1700m), il était aussi plus proche du corridor forestier.
Jétais décidé à y revenir pour longer ce corridor sur une période assez longue. La décision était prise, je partirai pour 23 jours pour faire la jonction entre Antoetra et le pic Boby. Avec comme défi de rejoindre le parc national dAndringitra par le sud, en restant au plus près du corridor. Un voyage qui sannonçait riche en découvertes (du moins sur le papier).

Avant de d’entreprendre ce périple, il me faut vous présenter la fine équipe…
Bon, pour moi, on ne revient pas dessus, vous me connaissez, depuis le temps. Par contre vous connaissez un peu moins Martine. Il s’agit de lune des rares personnes qui contribue à Tekenessi. Elle nous avait fait part de son voyage au Tchad en janvier 2014. Cette année, elle s’est embarquée dans cette odyssée, et a bien voulu participer à ce jour par jour à deux mains.
Un double challenge, pour vous faire découvrir cet incroyable pays qu’est Madagascar.
Avec nous, pour la première partie, 4 personnes, Rémy, Marcelin, Évariste et Antoine. Sans eux, le voyage aurait été différent. Toujours souriants, ils m’ont aidé à démêler le labyrinthe qu’est le réseau des sentiers malgaches.
D’autres pisteurs sont venus à notre aide, qu’ils en soient remerciés.


La forêt primaire a complètement disparu pour être remplacée par les hautes herbes, fougères et bosquets. Il nen reste plus rien
LEucalyptus et les pins font dorénavant partie du paysage. Les Zafimanirys ont bien conscience de ce problème (bois de chauffage et de construction
) et replantent de plus en plus.
Cest une belle région pour le zébu, mais dans la crainte du dahalo (vol), ils ont préféré rester cultivateurs
Le premier village de ce trek apparaît perché sur son promontoire. Il devient de plus en plus difficile de construire. Le bois dorigine se raréfiant, il faut utiliser des matériaux moins bien conçus pour le climat. Ne reste donc plus que ce fameux Eucalyptus, ou alors opter pour le torchis.
Dans le premier cas, les planches doivent être changées tous les 2/3 ans, et pour le torchis, eh bien, il ne résiste que moyennement aux pluies tropicales.



Le village est littéralement planté sur un rocher, les enfants profitent de la pente pour improviser un toboggan naturel. A la vue de l’érosion de cette roche, plus d’une génération a usé son fond de culotte dessus…
Je trouve que les villages les plus visités du pays Zafimaniry ont changé en 3 ans. Pas au niveau de larchitecture, là pas de grosses variations. Mais lambiance a quelque peu évolué. Il devient difficile de prendre des photos sans une demande quelconque, et si refus, pas de photo. Un tourisme mal géré impacte toujours négativement lavenir dun lieu. Il devient pénible de le vérifier un peu partout.

Fin du jour 1… Jour 2
Laurent

Bonus :


