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Pas folle la vache…Tsingy

Tekenessi

Ceux qui m’ont suivi dans le Sahara ou en Éthiopie savent bien que je porte une attention toute particulière au marquage des bêtes. Chaque région ayant ses spécificités.

Laissons de côté la souffrance au marquage, selon la technique :

  • au fer chaud
  • au couteau

Oui, amis des bêtes,  » c’est pas bien « .

Demain, je marcherai à genou sur des tessons de bouteilles pour expier tout cela…

Bon, nos amis pasteurs, eux doivent bien marquer leurs animaux. Souvent laissés en semi-liberté, il faut bien les retrouver et les rassembler. Le marquage est une aide précieuse dans ce cas.

Oublions les vols de bétail aux USA, avec les marques qui chevauchaient celles de l’ancien propriétaire.

Dans le Sahara, il suffit de rajouter la sienne, en plus des autres…un vrai tableau d’art moderne.

Dans le Danakil, j’ai été stupéfait par les marques sur les chameaux, j’en ai même fait une galerie spécifique

Et à Madagascar, me direz-vous ?

Et bien dans la région de Bemaraha, c’est devenu un art à part entière.

Les marques sont complexes et diverses.

Il faut bien se protéger du Dahalo, la plaie nationale…

Bon, il faut l’avouer, cela ne marche pas du tout, vraiment.

Les voleurs se moquent des marques et font parler assez rapidement les armes à feu.

Le bizzzzness est tellement bien organisé que tous ces bovidés s’évaporent dans la nature pour se retrouver sur le marché local ou dans de grandes barges, direction la mer et les pays étrangers…

Les Malgaches ont donc gardé une tradition de marquage des zébus pour perpétuer les coutumes ancestrales.

En attendant, je vous laisse découvrir les deux techniques :
  • sur le cuir
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  • sur les oreilles
n524/marquage.zebu.madagascar.1.jpg

Laurentmadagascar

PS : d’ici peu, un Retour à Chaud sur un livre consacré au Dahalo :

dahalo.bilal.tarabey