Le massif du Makay est toujours pour moi une source d’émerveillement.
Je vous livre le dernier…
Je ne travaille (pour l’instant) qu’avec deux villages qui me fournissent les porteurs :
- Miandanarivo
- Beronono
L’équipe fait donc dans un sens ou dans l’autre l’ensemble de l’itinéraire, puis chacun rentre dans son village d’origine.
C’est la théorie qui s’appliquait jusqu’à présent.
Mais il y a une petite entorse à cette théorie avec Marcelin.
C’est tout d’abord un personnage à part entière…
Très porté sur le rhum, local ou pas, dès qu’une goutte de ce breuvage traîne dans les parages, il n’est pas très loin.
Une fois qu’il en a consommé, il devient immanquablement danseur. Il faut avouer qu’il a son style, son propre style…


Mais pourquoi parler de Marcelin ?
En 2014, il a effectué le voyage avec moi, puis plus de nouvelles. Lors de celui de 2015, qui je retrouve à Beronono? Mon Marcelin.
Il n’est donc jamais rentré chez lui à Miandanarivo.
Les villageois l’ont accepté, lui ont trouvé une petite maison et trouvent que c’est un bon travailleur.
Il était arrivé avec un t-shirt, sa paye de porteur et il y est resté.
Je ne sais même pas s’il a une famille dans son village d’origine, mais en tout cas, il semble avoir tout laissé derrière lui.

Si je retourne dans le Makay en 2016, je vous donnerai de ses nouvelles, pour voir où il en est…
Sacré Marcelin.
Laurent
