L’ouvrage commence sur ces mots : « Aucun pays n’est plus difficile à photographier que l’Inde. » Les auteurs auraient pu ajouter qu’aucun pays n’est plus difficile à comprendre que l’Inde.
LInde, ce n’est pas seulement les hindouistes avec leurs castes. Ni le Jaïnisme, le Sikhisme…car à l’instar du continent australien et de ses aborigènes, l’Inde compte ses propres » tribus » (plus de cinquante millions de personnes réparties sur le territoire).
Pour le gouvernement indien, ils sont classés dans les hors-castes. Un fourre-tout bien pratique quand on ne veut pas soccuper des différences de chacun. Et avec 1,3 milliard d’habitants, le gouvernement ne sintéresse pas vraiment aux divergences…
A l’heure où le miracle économique indien fait tant parler de lui, il est aujourd’hui temps de se plonger dans les racines d’un pays dont l’imaginaire collectif présente souvent une fausse image.

Qui connaît le peuple Bondo, les Adivasi ? Qui en a même entendu parler ?
Même si ces peuples sont bien souvent le terrain de jeu des anthropologues, ce livre met en lumière une Inde beaucoup plus riche que ce que l’on en connaît généralement.
Ruth van der Molen, par ses images, enrichi le texte. Elle a pris l’option d’un traitement photographique qui leur apporte une touche ancienne. Comme pour les ancrer dans l’histoire de lInde…
» LInde avant lInde » est une vraie invitation à découvrir ce pays continent, mais pas pour les raisons généralement mises en avant.
Je vous invite vivement à vous procurer cet ouvrage…
LInde avant lInde – Gérard Clot – Ruth van der Molen
Publié aux éditions du passage
Bonne lecture.
Laurent
